Le pourboire au restaurant est, en France, une somme d'argent laissée librement par le client au personnel qui l'a servi, en plus du prix de la note. Il n'a rien d'obligatoire : les prix affichés dans un restaurant s'entendent taxes et service compris, ce qui signifie que le service est déjà payé quand l'addition arrive. Le pourboire est donc une gratification, un remerciement pour un service déjà rendu, jamais un complément dû.
En bref
- En France, le pourboire est facultatif : la mention service compris figure dans le prix affiché, aucune obligation légale ne pèse sur le client.
- L'usage constaté va de l'arrondi au comptoir d'un bar ou d'un café à un pourcentage de 5 à 10 % du montant pour un repas complet, très loin des 15 à 20 % pratiqués aux États-Unis, pays où le service n'entre pas dans le prix.
- L'article L.3244-1 du code du travail impose que les sommes perçues par l'employeur au titre du service soient intégralement reversées au personnel en contact avec la clientèle.
- Le paiement par carte a rendu le pourboire traçable : sur un terminal, la somme transite par l'établissement avant de revenir au serveur qui a tenu la table.
Le service est déjà compris dans le prix
C'est le point que la plupart des clients ignorent, et il change tout le reste. Depuis l'arrêté du 27 mars 1987 relatif à l'affichage des prix dans les établissements servant des repas et des boissons, un restaurant, un bar ou un café doit afficher des prix nets, taxes et service compris. La mention service compris ou prix service compris figure d'ailleurs souvent en bas de carte. Autrement dit, quand une note indique 24 euros, le travail du serveur est dedans.
Il n'existe donc aucune somme à ajouter pour être en règle. La DGCCRF, qui contrôle l'affichage des prix, le rappelle dans ses fiches pratiques : le pourboire est un geste volontaire, et un établissement ne peut pas l'exiger ni le présenter comme dû. Un pourcentage ajouté d'office à la note sans que le client en ait été informé au moment de la commande serait une pratique commerciale contestable, et c'est précisément ce qui distingue la France du modèle anglo-saxon.
Cette règle a une conséquence pratique que le client oublie souvent : laisser un pourboire n'est pas un moyen d'assurer la qualité du service, puisqu'il se donne après. C'est un remerciement pour un service déjà rendu, pas une avance. La tradition française l'a d'ailleurs toujours traité comme tel, et le mot lui-même, formé sur l'idée de boire un verre, dit assez qu'il s'agissait au départ d'un petit supplément sans calcul.
Que dit exactement le code du travail ?
Le pourboire n'a pas de définition légale unique, mais il a un régime. L'article L.3244-1 du code du travail prévoit que, dans les établissements où la pratique du pourboire existe, toutes les perceptions faites pour le service par l'employeur, sous forme de pourcentage ajouté aux notes ou autrement, ainsi que toutes les sommes remises volontairement par les clients entre les mains de l'employeur ou centralisées par lui, sont intégralement versées au personnel en contact avec la clientèle.
Cet article dit deux choses. La première, c'est que l'argent laissé par le client appartient au personnel, et non à l'établissement : un patron qui garderait pour lui les pourboires encaissés par la caisse serait hors du cadre. La seconde, plus discrète, c'est que le texte vise le personnel en contact direct avec le client. C'est ce point qui rend le partage entre la salle et la cuisine plus délicat qu'il n'y paraît, et nous y revenons plus bas.
Enfin, le pourboire n'est pas un salaire au sens strict, mais il n'échappe pas pour autant à toute règle : dès qu'il passe par l'employeur, il entre dans un circuit déclaré. C'est exactement ce que le paiement par carte a généralisé.
Quel montant laisser, et selon quel usage
Il n'existe ni barème ni pourcentage officiel. L'usage, lui, est assez stable, et il varie surtout selon le type d'établissement et selon le montant de l'addition.
- Au comptoir d'un bar ou d'un café, pour une consommation, l'usage se limite à laisser la petite monnaie rendue, souvent quelques dizaines de centimes.
- Pour un déjeuner rapide ou une formule, arrondir l'addition à l'euro ou aux cinq euros supérieurs est la pratique la plus courante.
- Pour un repas complet en salle, avec un service attentif, la fourchette généralement retenue se situe entre 5 et 10 % du total de l'addition.
- Pour un service exceptionnel, un menu long, un conseil de vin qui a fait le repas, il n'est pas rare de monter au-delà, sans qu'aucune règle ne le prescrive.
Ces repères sont des usages observés, pas des obligations, et ils n'ont pas la rigidité d'un pourcentage américain. Un client qui ne laisse rien ne commet aucune faute et ne devrait recevoir aucune remarque. Un client qui laisse deux euros sur une note de quarante n'est pas non plus impoli : dans un pays où le service est compris, la somme dit un merci, elle ne complète pas un salaire.
Quel pourcentage de pourboire est habituel en France ?
En France, l'usage tourne autour de 5 à 10 % du montant de l'addition pour un repas au restaurant, et souvent moins pour une simple consommation au bar. Aux États-Unis, où le salaire de base du personnel de service peut être légalement inférieur au minimum général et complété par les gratifications, l'usage se situe entre 15 et 20 %, et il est perçu comme obligatoire. La comparaison est celle que les voyageurs font le plus souvent, et elle explique une bonne partie des malentendus dans les deux sens.
Le pourboire ne concerne d'ailleurs pas que la restauration. Un chauffeur de taxi, un livreur, un coiffeur ou un employé d'hôtel reçoivent eux aussi des gratifications, selon des usages propres à chaque métier. Pour un taxi, l'arrondi de la course reste la pratique la plus répandue, et là encore aucun texte ne l'impose.
Payer le pourboire par carte : ce que cela change
C'est le changement le plus profond des dix dernières années, et il est arrivé sans que personne ne le décide. La disparition progressive des espèces a fait reculer le pourboire mécaniquement : on ne laisse pas de monnaie quand on n'en a plus. Les terminaux de paiement ont alors intégré une option de pourboire, proposée sur l'écran juste avant la validation du montant.
Concrètement, le client valide une somme supérieure au total de l'addition, et la différence est identifiée par le logiciel de caisse comme une gratification. L'argent arrive donc sur le compte de l'établissement, qui doit ensuite le reverser. C'est précisément la situation visée par l'article du code du travail cité plus haut : un pourboire encaissé par carte est un pourboire centralisé par l'employeur, et il doit revenir au personnel.
Comment donner un pourboire par carte ?
Sur la plupart des terminaux récents, un écran propose, avant la saisie du code, soit des montants prédéfinis, soit un pourcentage, soit un champ libre. Il suffit d'entrer la somme voulue, qui s'ajoute à la facture totale. Si le terminal ne propose rien, il reste possible de demander au serveur de saisir directement un montant supérieur à la note, ou de laisser la somme en espèces sur la table.
Deux réserves méritent d'être connues. D'abord, un écran qui affiche d'emblée 10, 15 et 20 % installe une pression que l'usage français ne connaissait pas, et beaucoup de clients ressentent mal cette suggestion chiffrée. Ensuite, le pourboire par carte est traçable, ce qui est une bonne chose pour le salarié qui en garde une preuve, mais qui suppose que l'établissement ait organisé sa redistribution. Dans une petite maison, la question se règle en fin de service ; dans une grosse structure, elle demande un vrai outil de gestion.
Comment se partagent les pourboires en salle et en cuisine
Le partage est le sujet dont on parle le moins et qui fâche le plus. Trois organisations coexistent dans la restauration française.
La première, la plus simple, laisse à chacun ce qu'il a reçu : le serveur qui a tenu le rang garde la somme laissée sur ses tables. Elle est fréquente dans les petits établissements et dans les bars, où l'affectation est évidente.
La deuxième repose sur un pot commun, parfois appelé tronc, alimenté par l'ensemble des pourboires du service et réparti selon une clé décidée à l'avance : à parts égales, au prorata des heures travaillées, ou selon les postes. C'est l'organisation la plus répandue dès qu'une équipe dépasse quelques personnes, et c'est aussi la plus sereine, parce qu'elle évite qu'un serveur placé en terrasse un soir d'été gagne trois fois plus que son collègue placé au fond de la salle.
La troisième, plus rare, associe la cuisine au partage. Elle se heurte à la lettre du code du travail, qui vise le personnel en contact direct avec la clientèle, et se pratique donc plutôt par un accord d'équipe que par une règle imposée. Beaucoup de maisons choisissent une voie intermédiaire, en réservant une part du pot commun à la plonge et au passe, parce qu'un service réussi n'est jamais le fait de la seule salle.
Comment fonctionne le partage des pourboires ?
Le partage relève d'un accord interne à l'établissement, écrit ou tacite, et non d'une règle nationale. Ce qui n'est pas négociable, c'est la destination : les sommes centralisées par l'employeur doivent aller au personnel, et la clé de répartition doit être connue de l'équipe avant le service, jamais décidée après coup. Une convention collective ou un accord d'entreprise peut préciser ces modalités dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration.
Ce que le pourboire demande à l'établissement
Côté professionnel, le sujet n'est plus anecdotique depuis que l'argent liquide a reculé. Encaisser une gratification sur un terminal suppose de la distinguer du chiffre d'affaires : la caisse enregistreuse doit isoler la ligne, sans quoi la somme se confond avec la recette du service et devient impossible à restituer. Les logiciels de caisse utilisés dans l'hôtellerie-restauration proposent aujourd'hui un paramétrage dédié, avec un état récapitulatif par salarié en fin de journée.
Vient ensuite la restitution. Elle se fait soit en espèces prélevées sur la caisse à la fermeture, soit par un versement adossé à la paie. Le second choix est plus lourd administrativement mais plus sûr pour le salarié, qui garde une trace écrite. Un exemple simple montre l'écart : dans un restaurant qui encaisse la quasi-totalité de ses notes par carte bancaire, un service sans procédure écrite laisse le partage à la mémoire du responsable, ce qui finit toujours par créer une contestation.
Cette organisation touche tout le commerce de bouche et l'hôtellerie au sens large. Un hôtel qui centralise les gratifications laissées en chambre est dans la même situation qu'un restaurant, et les conventions du secteur des hôtels, cafés et restaurants encadrent la façon dont un employeur peut, ou non, tenir compte de ces sommes. La qualité de la relation dans une équipe tient souvent à ce détail administratif plus qu'aux montants eux-mêmes.
L'exonération fiscale et sociale, et ce qu'elle a changé
La loi de finances pour 2022 a créé un dispositif d'exonération d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales pour les pourboires volontaires remis aux salariés en contact avec la clientèle, à condition que leur rémunération n'excède pas un plafond fixé en multiple du salaire minimum. L'objectif affiché était double : rendre le métier plus attractif dans un secteur en tension de recrutement, et neutraliser l'effet dissuasif du paiement par carte, puisqu'un pourboire déclaré coûtait jusque-là plus cher qu'un pourboire en espèces.
Ce dispositif a été reconduit d'une année sur l'autre par les lois de finances successives. Nous ne donnons volontairement aucune date de fin ici : une mesure votée chaque année en loi de finances peut être prolongée, modifiée ou abandonnée, et un article qui afficherait un millésime serait faux dès le budget suivant. La bonne pratique, pour un employeur comme pour un salarié, est de vérifier son maintien dans la loi de finances de l'année en cours, ou auprès de l'URSSAF.
Ce qu'il faut retenir du mécanisme, en revanche, ne bouge pas : l'exonération ne concerne que les gratifications réellement volontaires, elle ne s'applique pas à un pourcentage ajouté d'office à la note, et elle vise les employés les moins payés. Elle explique pourquoi de plus en plus d'établissements ont activé l'option de pourboire sur leur terminal de paiement, alors qu'ils la refusaient quelques années plus tôt.
D'où vient la culture du pourboire
L'histoire éclaire les écarts que l'on constate d'un pays à l'autre. Le mot français dit lui-même son origine : donner de quoi boire un verre, geste ancien de client à domestique, bien avant que la restauration ne devienne un commerce organisé. L'allemand a gardé la même image avec le Trinkgeld, littéralement l'argent pour boire, et l'anglais parle de tip, dont l'histoire est plus disputée.
Ce qui a séparé les cultures, c'est la façon dont chaque pays a traité le salaire du personnel de service au vingtième siècle. Là où le service a été intégré au prix et le salaire garanti, comme en France, la coutume s'est allégée jusqu'à devenir un simple arrondi. Là où le pourboire est resté une part du revenu, comme aux États-Unis, il est devenu une obligation sociale que personne n'ose transgresser. Un guide de voyage qui annonce un pourcentage unique pour l'Europe entière se trompe donc de sujet : ce n'est pas une question de générosité mais de structure de rémunération.
Le pourboire ailleurs en Europe
La France se situe dans la moyenne européenne, à égale distance des pays où la pratique est presque nulle et de ceux où elle est très codifiée. Le tableau ci-dessous récapitule les usages les plus courants, en gardant en tête qu'il s'agit de coutumes et non de règles.
| Pays | Usage courant | A retenir |
|---|---|---|
| France | Arrondi, ou 5 à 10 % | Service compris dans le prix affiché |
| Allemagne | 5 à 10 % | Le Trinkgeld s'annonce à voix haute au moment de payer |
| Italie | Faible, souvent rien | Le coperto facturé par personne n'est pas un pourboire |
| Espagne | Arrondi de la note | Pratique peu répandue hors zones touristiques |
| Royaume-Uni | 10 à 12,5 % | Un service charge est souvent ajouté à la note, et il reste facultatif |
| Belgique | Rare | Service compris, comme en France |
| Suisse | Arrondi | Service compris, le pourboire reste un geste aimable |
Quelles sont les pratiques de pourboire en Europe ?
Elles se répartissent en deux familles. Dans les pays où le service est compris dans le prix, dont la France, la Belgique et la Suisse, le pourboire reste un supplément marginal et l'arrondi domine. Dans les pays où une charge de service peut être ajoutée à la note, le Royaume-Uni au premier rang, la somme est plus élevée et plus attendue. Le Royaume-Uni a d'ailleurs légiféré : depuis l'entrée en vigueur, au 1er octobre 2024, de la loi britannique sur l'affectation des pourboires, l'employeur doit reverser aux salariés la totalité des sommes perçues à ce titre, ce qui rejoint l'esprit de l'article français.
Le cas italien mérite une mention à part, parce qu'il trompe beaucoup de voyageurs : le coperto, facturé par personne et indiqué sur la carte, est un frais de couvert. Ce n'est ni un service ni un pourboire, et le payer ne dispense de rien.
Trois cas particuliers qui reviennent souvent
Les grandes tablées. Certains établissements font figurer sur la note d'un groupe un pourcentage de service, annoncé à la réservation. Ce cas est précisément celui que vise le code du travail lorsqu'il parle d'un pourcentage obligatoirement inscrit sur les notes : la somme doit alors revenir au personnel, et elle ne peut pas être une surprise découverte au moment de payer. Un tarif de ce type se signale avant la commande, faute de quoi il devient contestable. Nous ne le pratiquons pas, y compris pour une privatisation ou un événement privé, mais la démarche est courante ailleurs et il est utile de la connaître.
Le comptoir et la vente à emporter. Dans un fast food, une boulangerie ou un point de vente à emporter, la coutume est quasi inexistante en France, et les boîtes posées près de la caisse relèvent du geste spontané. Le service y étant réduit à l'encaissement, personne n'attend rien, et le système du pourboire n'a pas suivi le développement de ces formats.
La livraison. Les applications de livraison proposent presque toutes une option électronique au moment de la commande. Le montant y est plus attendu qu'au comptoir, parce que le livreur est souvent un indépendant rémunéré à la course. C'est le seul segment où l'usage progresse en France, à rebours du mouvement général.
Pourquoi laisser un pourboire, et pourquoi la pratique recule
La question mérite d'être posée franchement, puisque rien n'oblige personne. Laisser une somme reste, pour une partie des clients, la façon la plus directe de dire qu'un service a été bon : un plat expliqué, une allergie prise au sérieux, une table gardée un quart d'heure de plus sans un regard vers la porte. Aucune note en ligne ne remplace ce signal, qui arrive le soir même et va à la personne concernée.
La pratique recule pourtant, et les raisons se cumulent. Le paiement par carte a supprimé la monnaie qui traînait dans la poche. Le prix des repas a monté, ce qui rend un pourcentage plus lourd à assumer. Et la génération des clients les plus jeunes, habituée à des services où le prix est complet et affiché à l'avance, ne voit pas toujours l'usage d'un supplément. Les professionnels de la restauration constatent tous ce recul, et c'est cette réalité qui a motivé l'exonération évoquée plus haut.
Pourquoi laisser un pourboire alors qu'il est facultatif ?
Parce qu'il ne récompense pas le repas mais le travail de la personne qui l'a servi. Le prix de la carte paie la cuisine, le loyer, les charges et le salaire ; le pourboire, lui, va directement à un salarié identifié. C'est aussi, dans un métier où les horaires sont durs et le recrutement difficile, un signe de reconnaissance qui compte plus que sa valeur en argent.
Les erreurs les plus fréquentes
Quatre malentendus reviennent presque chaque jour, et aucun n'est vraiment la faute du client.
- Croire que le service n'est pas payé. C'est l'erreur la plus répandue, entretenue par les séries américaines. Une note française porte déjà le service, que le menu l'écrive service compris ou service inclus.
- Transposer le barème américain. Doubler la taxe ou viser 20 % en France n'est pas plus généreux, c'est simplement hors sujet : la démarche qui a du sens ici est l'arrondi ou le geste proportionné au repas.
- Laisser la somme en main propre quand l'équipe partage. Dans une maison qui fonctionne au pot commun, ce n'est pas une erreur grave, mais elle complique la répartition du soir.
- Compenser un mauvais moment par un gros pourboire, ou punir par son absence. Ni l'un ni l'autre ne dit quoi que ce soit au chef ni au responsable de salle : une remarque à voix haute est mille fois plus utile.
Ces quatre points rejoignent d'autres réflexes à corriger, que notre guide des erreurs à éviter au restaurant détaille au-delà de la seule question du paiement électronique. Le pourboire n'est facultatif que si l'on sait pourquoi il l'est, et c'est bien la reconnaissance du travail, pas le tarif du repas, qui le décide.
Ce que l'on observe en salle, à Lyon
Dans un bistrot de quartier, le pourboire n'a rien d'un calcul. Il apparaît surtout sur les repas longs, ceux où l'échange a existé, et beaucoup moins sur les services rapides du midi. Un client régulier laisse rarement quelque chose à chaque venue, mais il le fait volontiers après un repas particulier ou une table de fête. Un client de passage arrondit, ou ne fait rien, et personne en salle ne le remarque.
Ce qui compte, du côté de l'équipe, c'est la règle du partage, décidée une fois pour toutes et connue de chacun. Le reste est du bonus. Nous préférons d'ailleurs qu'un client revienne, réserve une table pour son groupe ou parle de la maison autour de lui, plutôt qu'il se sente redevable de deux euros au moment de partir. Si vous voulez comparer les usages d'une adresse à l'autre, notre comparatif des types de restaurants lyonnais montre à quel point un bouchon, une brasserie et une table gastronomique n'ont ni le même service ni les mêmes habitudes.
Pour le reste, la meilleure façon de bien vivre un repas au restaurant tient à des choses plus simples que le pourboire : réserver, signaler une contrainte alimentaire à la réservation et non à table, et poser des questions sur la carte. Nos conseils pratiques pour manger au restaurant à Lyon les détaillent, et le portrait du bistrot lyonnais explique ce que ce genre de maison attend, ou n'attend pas, de ses clients.
Est-il mal vu de ne pas laisser de pourboire ?
Non. Le service étant compris dans le prix, ne rien laisser n'a rien d'incorrect en France, et un établissement qui le ferait sentir sortirait de son rôle. La seule situation qui pose vraiment question est celle du client mécontent : dans ce cas, le dire au responsable est infiniment plus utile que de partir sans rien laisser, puisque personne ne saura jamais interpréter une absence de pourboire.













